Comment la peur nous impacte et comment la gérer ?

Face à l'épidémie du coronavirus qui a abouti à des mesures inédites dans notre quotidien, le confinement a été vécu pour certains comme "plus de temps pour soi" mais pour beaucoup il a été "difficile à vivre" seul, en couple ou en famille. Anxiété, solitude, tensions, peur de la maladie… Cette situation exceptionnelle a eu un impact fort sur nos émotions et c'est une manifestation de plus d'un phénomène qui n'a rien de nouveau : notre connaissance trop faible des mécanismes du traumatisme, de la peur et du fonctionnement intimement lié entre nos émotions et notre corps physique, par le biais de notre système nerveux autonome.



Quand on cesse de reconnaitre ses émotions, on cesse de comprendre le sens de ses expériences - N. Branden


Qu'est que le système nerveux autonome ?


Le système nerveux autonome (ou neurovégétatif) est la partie involontaire et automatique du système nerveux qui gère la quasi totalité de notre "machine intérieure" c'est à dire l'ensemble des processus métaboliques de notre corps à chaque seconde qui passe. Que ce soit la température corporelle, le taux de sucre dans le sang, les battements cardiaques, les rythmes veille-sommeil, la digestion, les hormones, les émotions… Tout ce beau monde de l’ombre est automatique et géré indépendamment de la volonté par le système nerveux autonome. Celui-ci est divisé en deux branches :

  • le système sympathique qui accélère le coeur,

  • le parasympathique qui le ralentit.

Le sympathique c’est la fuite ou le combat, le parasympathique le repos, la relaxation, la digestion, la récupération et la restauration. Les deux systèmes sont alternativement stimulés ou inhibés tout au long de la journée en fonction de nos activités et des situations vécues.

Ce système nerveux autonome dans sa composition n'est autre que l'élément majeur de notre organisme dans notre capacité à réagir à un stress ou à un danger. Lorsqu'une situation rapide et efficace est trouvée, l'activation de cette partie du système nerveux n'est que passagère et sans conséquence.

A l'inverse, lorsque l'évènement nous prend à contre-pied et reste sans solution, nous le vivons dans l'impuissance. Le système nerveux est en sur-activation de "l'inhibition de l'action" de manière durable, ce qui entraine des conséquences au niveau de notre corps, sous la forme de symptômes physiques notamment.



Peurs vitales et conflits biologiques générés



Le mot émotion vient du latin "e-movere" qui signifie "laisser sortir". Ce terme renvoie à des sentiments aussi différents que la peur, la joie, la douleur, la haine... Mais en réalité des sentiments comme la colère, la tristesse ou bien la peur ne deviennent des causes de maladie que lorsqu’ils envahissent notre esprit et qu’ils prennent le contrôle.


Dans la plupart des médecines traditionnelles, les émotions, sont comme l’eau : elles déferlent et elles refluent. Ce sont des stimuli mentaux et personne ne leur échappe. Chagrin, inquiétude, colère ou peur, nous sommes tous passés par là et cela n’a pas entraîné de déséquilibre particulier d'autant plus si nous les laissons s'exprimer. Je dis systématiquement à mes consultants que toutes "émotions non exprimées, s'impriment" et finissent par devenir des causes de maladie quand elles sont intenses ou qu’elles s’inscrivent dans la durée.


Wyane Frisée, Phytothérapeute formé en psychosomatique et en décryptage des fonctionnements inconscients, à analyser les symptômes les plus courants* du virus COVID-19, "fléau" qui a touché la plupart des populations de la planète, pour voir quels peuvent être les conflits biologiques et peurs vitales qui se cachent derrière.



Cette interprétation est bien évidemment à pondérer en fonction de chaque individu, de ses symptômes et de ses ressentis propres, mais néanmoins il s'agit d'une chronologie de ressentis qui parait bien refléter l'évolution des atteintes organiques :


1. Dans un premier temps, face au contexte de peur véhiculée en masse, je pourrais par exemple ressentir :

  • Une dévalorisation et une peur impuissante suite à une information qui me menace et dont je ne peux me protéger efficacement. Cela me met dans une anticipation et un sentiment d'insécurité. Au niveau du corps et de sa physiologie, cela peut se traduire par une baisse du système immunitaire (baisse des lymphocytes).


  • Un danger proche que je pressens, un danger que je ne peux identifier clairement. Le danger peut être réel ou virtuel, car le cerveau ne fait pas la différence entre une information qui me menace (et on sait tous à quel point, les infos des médias ont été menaçants ces 3 derniers mois !) et un danger réel. Le corps aura alors tendance à réagir sus forme de symptôme nasal (rhinite, perte de l'odorat et par conséquent perte subjective de goût).


  • Une information que je n'ai pas pu "recracher", que j'ai été contraint "d'avaler". Toute peur d'une transmission microbienne par goutelettes peut déclencher et entretenir ce ressenti. De plus, tout contexte de dispute ou de vif débat autour d'un sujet si délicat ne fera souvent qu'aggraver l'impact au niveau du corps de ce ressenti. Et là, l'impact se situe au niveau de la gorge (douleur, toux, inflammation).


  • Une incapacité à digérer une information dans un contexte où j'ai peur de manquer de quelque chose de vital (nourriture, argent.... Le corps réagira alors au niveau du système digestif avec des symptômes tel que des nausées, des vomissements ou des diarrhées.


  • Une peur que tout ce que j'ai construit ne s'écroule, une peur de perdre tous mes points de repères, de manquer de liquidités (finances personnelles, entreprise...). Le contexte médiatique et politique peut aggraver cette peur, d'autant qu'elle est vécue dans l'isolement. L'atteinte organique sera ici rénale. La fièvre, symptôme presque systématique dans le tableau clinique, indique que les peurs concernent les tissus vitaux (estomac, intestins, reins...), sera accompagnée d'un "syndrome grippal" (frissons, grande fatigue, douleurs musculaires...)


2. Dans un second temps, tous ces symptômes peuvent renforcer ma peur dans un ressenti vital et cette peur peut se traduire principalement sous 2 formes :


  • Une angoisse panique d'étouffer : les infos martelées concernant les décès font état de détresse respiratoire. Mon cerveau imagine alors le pire et par identification, les cellules des bronches réagissent à leur tour. Les difficultés respiratoires sont telles qu'elles nécessitent la mise du patient sous respirateur, tant sa capacité respiratoire est réduite. L'atteinte alvéolaire se traduira par un tableau clinique de pneumonie.


  • Cette aggravation de l'état clinique se traduit typiquement par un renforcement de l'isolement et de l'impuissance à vivre ce que je vis avec vraisemblablement un ressenti de dévalorisation et de distension dans les liens du sang (je suis éloigné de ce qui me sont chers). Au niveau du sang, une chute des plaquettes (thrombopénie) et des lymphocytes (système immunitaire) est alors très probable.


Mais que pouvons-nous faire alors ?


Apporter quelques pistes de réflexions et d'actions intéressantes dans ce contexte est tout aussi important qu'un éclairage sur le sens biologique de la maladie.





Renforcer son sytème nerveux autonome plutôt que son système immunitaire ?


La plupart des gens ont une vision guerrière du système immunitaire dont le rôle principal serait de lutter contre les microbes, alors qu'ils sont des milliards à vivre dans notre corps. Nous sommes en effet plus composé de bactéries que de nos propres cellules et notre santé dépend de leur équilibre, d'une cohabitation profitable à chacun.


Si nous sortons de cette vision "d'armée qui lutte contre ses innombrables ennemis", on comprend qu'il est avant tout profitable de renforcer notre système nerveux autonome, car, comme vu précédemment, c'est lui qui fait face à un stress, met en route les mécanismes d'adaptation pour que l'organisme trouve une réponse rapide et efficace et reprenne en quelque sorte le "contrôle". Certes, dans le cas d'un virus, notre sytème immunitaire va être sollicité et employé à utiliser son armée, ses lymphocytes innées et acquises dans son "bureau des archives" mais dans le cas d'un stress important, c'est notre sytème nerveux autonome qui est en première ligne !


C'est notre système nerveux, qui grâce à l'évolution et adaptation des espèces, est le plus efficace quand il doit réagir à des stress courts et intenses. Malheureusement, la vie moderne à l'inverse, nous plonge dans des stress chroniques et face auxquels nous ne pouvons pas grand chose ou nous nous sentons impuissants. Dès lors, notre système neurovégétatif se met en mode "blocage" et nous attendons que la réponse vienne de l'extérieur.


Avec une méthode douce utilisant la voie réflexe : la réflexologie plantaire


S'il y a une technique à privilégier pour renforcer son système nerveux autonome, c'est bien celle de la réflexologie plantaire. En effet, cette médecine naturelle permet sans risque de mobiliser les processus d'auto-régulation et d'auto-guérison du corps par voie nerveuse dite "réflexe", autrement dit à partir des terminaisons du système nerveux autonome qui sont regroupées sur la surface des pieds.


Tous les systèmes physiologiques du corps humain (respiratoire, digestif, hormonal, circulatoire, lymphatique, sensoriel, sexuel, osseux, articulaire...) ont leur projection précise sur les pieds par l'intermédiaire du système nerveux. Une séance de réflexologie plantaire permet de rétablir l'équilibre général et de sortir le sytème nerveux autonome en mode "blocage " à celui de "réflexe".



Pour en savoir plus sur la réflexologie plantaire, cliquez-ici.


Avec une plante reine de la gestion du stress : la rhodiole


Le monde de la phytothérapie et de ses bienfaits est immense et de nombreuses plantes pourraient être appropriées / conseillées / associées en fonction de chaque individu, de ses ressentis et symptômes... Mais s'il ne fallait choisir qu'une seule plante pour nous aider dans la gestion de cette période si particulière : ce serait la rhodiole (rhodioloa rosea), dite "plante adaptogène" (qui s'adapte aux besoins de l'organisme et qui accroit de manière générale et non spécifique, sa résistance aux divers stress qui l'atteignent) est une alliée précieuse pour lutter contre le stress, soutenir notre immunité et booster nos capacités intellectuelles.


Une bonne hygiène de vie est sans doute la première des solutions : respects d’un rythme régulier jour/nuit, repas équilibrés, activité physique minimum… Mais si cela n’est pas suffisant, la rhodiole sera d’un grand soutien.


Les études scientifiques ont démontré que la Rhodiole influence la production de sérotonine (hormone du bien-être et de l'équilibre nerveux), de la dopamine et de plusieurs hormones et neurotransmetteurs majeurs, grâce à son action sur les glandes surrénales, l'épiphyse et la thyroïde qu'elle revitalise en profondeur. Elle permet ainsi une meilleure résistance aux stress et à la fatigue chronique engendrée.


Appelée aussi racine d'or, la rhodiole est utilisée dans les médecines traditionnelles russe et scandinave depuis des siècles. Les principes actifs recherchés sont les suivants : rosavine, salidroside, rosine, rosarine et P-tyrosol.



En réveillant l'animal qui est en nous !


Tout ce qui, de manière courte mais plus ou moins intense, nous met en "stress biologique" renforce notre activité neurovégétative. C'est ce qu'on appelle l'hormèse.



De manière générale, il s'agit d'inclure plus "d'inconforts" dans notre quotidien : marcher pieds nus, s'asseoir sans chaise en "deep squat", opter pour un exercice physique et naturel dit physiologique, c'est à dire avec le moins de matériels possible, et qui se rapproche le plus possible de notre manière d'évoluer en pleine nature.



L'objectif étant d'habituer progressivement notre corps à réagir de manière plus instinctive et plus adaptée aux stress que nous rencontrons en réactivant les ressources dont nous disposons tous. D'autres pistes permettent de stimuler délibérément le système nerveux pour ensuite décharger doucement cette activation :


  • Faire des exercices d'apnée et de respiration. L'apnée va également mettre notre système neurovégétatif en activation et lui permettre ainsi de réagir plus promptement ultérieurement. Mais attention, l'apnée doit être maitrisée, pour cela, demander conseil à votre Praticien Naturopathe qui peut vous exercer à des pratiques de respiration complète avec des principes d'apnée hautes et basses. Ces respirations, lorsqu'elles sont correctement pratiquées plusieurs fois par jour, permettent de chasser la fatigue, de donner une sensation de plénitude et de présence attentive à l'environnement.


  • La douche écossaise : prendre des douches froides, nager en eau naturelle... Superbe clef d'hydrothérapie traditionnelle, cette douche est toujours souveraine pour stimuler les processus adaptatifs neuro-glandulaires. L'effet bénéfique peut être renforcé par l'alternance du chaud et du froid : passer du sauna à la douche froide ! Attention, bien veiller à ne pas utiliser de l'eau brûlante ni glacée mais simplement de l'eau chaude et froide car une trop grande différence thermique peut générer des effets opposés à ceux recherchés.


Avec les Fleurs de Bach pour retrouver l'équilibre émotionnel


Les fleurs de Bach, remèdes naturels et sans aucun danger, relèvent des médecines complémentaires, centrées sur les états émotionnels. La méthode de Bach se définit en 3 points, dont le plus important est d'apprendre à nommer et à reconnaitre ses états émotionnels. C'est d'ailleurs ce qui en fait sa spécificité. Les 2 autres principes fondamentaux sont d'apprendre à se connaître et à se guérir soi-même.


Cheminer avec les Fleurs de Bach consiste donc à maintenir son équilibre émotionnel et permet de mieux gérer son stress, de développer son intelligence émotionnelle et de se libérer de ses mémoires émotionnelles. Ainsi, il s'agit d'être plus serein quels que soient les épreuves ou évènements que l'on rencontre ou subit.



Les élixirs, au nombre de 38, sont proches des remèdes homéopathiques et sont basés sur le principe de la résonance énergétique et du transfert d’information. Chaque fleur possède ses qualités et ses défauts.

A chaque état émotionnel négatif correspond donc une fleur et une qualité inverse. Par exemple si Mimulus est la fleur dont le versant négatif est la peur connue (anxiété, timidité, phobie, trac...), c'est aussi la fleur de l'assurance, de sa capacité à dépasser la peur et à affronter la difficulté dans son penchant positif.


C'est votre thérapeute qui vous accompagne dans cette démarche d'identification de votre fleur / personnalité type, qui se reconnait plus facilement dans un "moment de crise", car les mécanismes de défenses sont affaiblis. Il suffit par exemple d'observer et de noter vos propres réactions quand vous êtes fatigué ou quand vous vivez une période sombre. De cette manière, vous révélez votre nature profonde et une attitude caractéristique du type auquel vous appartenez.


Portez-vous bien !


Cécilia, Praticienne Naturopathe et Réflexologue plantaire certifiée.




Sources et références :

- Les principes fondamentaux de la médecine chinoise de Giovanni Maciocia

- *Néosanté Editions, le sens des maux, les solutions bio, n° 100 - Revue internationale de santé globale - Mai 2020

- https://www.thierrysouccar.com/bien-etre/info/quest-ce-que-le-systeme-nerveux-autonome-389

- https://mr-ginseng.com/rhodiola/

- Naturopathie pratique "les 24 heures de l'Homme heureux" de Daniel Kieffer, Jouvence Editions

- Les Fleurs de Bach, Pascale Millier, Editions Eyrolles








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